La Vallée aux 1000 déportés

Au nord-est du département des Vosges se trouve la magnifique vallée du Rabodeau.
Du 18 août au 5 octobre 1944, les nazis y ont opéré des rafles monstres : Un millier de déportés, dont près de 700 ne sont pas rentrés. En octobre 1988, le PR se rendait dans la vallée pour un reportage que nous publions de nouveau ci-dessous. Pour faire revivre une histoire peu connue.

La vallée aux mille déportés
appelée aussi Vallée des Veuves ou Vallée des Larmes.


    En juillet 1945, un journal écrivit que la vallée du Rabodeau était celle de la mort. Tous les déportés n'étaient pas encore rentrés, mais on savait déjà que plusieurs centaines manqueraient à l'appel. La réalité allait vite confirmer les sombres prévisions. Sur un millier de personnes envoyées dans les camps, près de sept cents ne sont jamais revenues.
    Imaginez ! Une vallée blottie au creux de hautes collines couvertes de sapins, avec des villages posés ici et là comme des touches de peinture ocre. Imaginez ces villages cernés au petit matin ou en pleine journée, les hommes de 18 à 50 ans systématiquement arrêtés. Le chef-lieu, Senones, a 4 015 habitants, 350 seront déportés, 245 ne sont pas rentrés ; Moussey a 1 130 habitants, 256 déportés, 144 morts ; La Petite-Raon, 1 386 habitants, 193 déportés, 128 non rentrés ; Le Puid, 78 habitants, 22 déportés, 19 morts. On pourrait poursuivre l'arithmétique macabre, ajouter les internés, les fusillés et les maisons incendiées. On pourrait aussi entraîner longuement le lecteur le long des chemins de montagne, ceux que nous avons parcourus en compagnie de Claude Brignon, pour revivre des actes de résistance qu'une stèle rappelle, la fusillade de patriotes longuement torturés avant l'exécution ou encore le combat d'un maquis courageux jusqu'à l'ultime cartouche.
(Certains chiffres sont à revoir sur cette publication).
Extrait de"La vallée des déportés".

Bilan



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